Nos missions au quotidien>>Favoriser la recherche>>Recherches soutenues par l’AFMF

Histoire naturelle des patients atteints de maladie de Fanconi en France

Coordonnateurs : Pr Régis Peffault de Latour – Coordonnateur CR des aplasies médullaires -service hématologie/greffe – hôpital Saint Louis et Pr Jean Soulier – chef de service du laboratoire d’Hématologie Biologie, hôpital Saint-Louis – INSERM U944 – Paris Diderot.

La question à laquelle ce projet souhaite répondre est : devant quelles anomalies (cytogénétiques et/ou moléculaires) la transformation en cancer du sang est quasi inéluctable et donc l’indication d’allogreffe formelle et ce, quel que soit le type de donneur et, par là même, quelles anomalies permettent d’attendre la réalisation de ce traitement ?

Ce projet a donné lieu à une première publication scientifique intitulée « Comment nous diagnostiquons et traitons les syndromes myélodysplasiques et les leucémies myéloïdes aigües dans l’anémie de Fanconi ». (lien hypertexte)

C’est dans ce cadre également qu’a été mis en place l’observatoire RIME, avec l’élaboration d’un questionnaire qui vise à recueillir les informations cliniques et biologiques de tous les patients Fanconi.

Photo pour illustrer le projet Histoire naturelle
Photo Projet histoire naturelle
Photo projet histoire naturelle

L’hématopoïèse embryonnaire : à l’origine de l’oncogenèse dans la maladie de Fanconi ?

Coordonnatrice : Dr Michèle Souyri – Laboratoire hémopathie myéloïde – UMR1131, INSERM

Le projet vise à démontrer qu’un déficit en cellules souches hématopoïétiques (CSH) est présent dans les sites d’amplification dès les stades embryonnaires dans l’anémie de Fanconi et que la moelle osseuse fœtale contient déjà un stock de cellules souches défectueuses.

Pour cela, l’équipe utilise 2 modèles complémentaires : des souris transgéniques FancG -/- et des fœtus humains issus d’interruption médicale de grossesse. Après avoir défini les profils qualitatifs et quantitatifs en CSH dans les 2 modèles, l’équipe comparera les profils moléculaires des CSH Fanconi dans les différents sites embryonnaires à ceux des CSH contrôles normales, afin de déterminer quelles sont les molécules spécifiques de l’amplification des CSH embryonnaires qui sont dérégulées dans la maladie de Fanconi.

Ces travaux ont donné lieu à une thèse sur « l’embryogénèse dans la maladie de Fanconi », soutenue avec succès par le Dr Carine Halfon Domenech en juillet 2017.

Photo projet hematopoïèse
Projet hemato embryon

Modélisation de la transformation leucémique dans la maladie de Fanconi

Coordonnatrice : Dr Dominique Bluteau – Maitre de conférence – Ecole Pratique des Hautes Etudes – Laboratoire de recherche de Jean Soulier – INSERM

Le projet propose une étude de l’évolution clonale liée au chromosome 1, anomalie qui est associée chez les personnes Fanconi à une évolution vers une myélodysplasie ou une leucémie myéloïde aigüe. L’objectif de ce projet est de comprendre les étapes de cette transformation leucémique dans la maladie de Fanconi à l’aide de modèles d’études cellulaire et murin  pour, à terme, mieux prévenir et traiter de façon adaptée les leucémies chez les patients.

Photo de Dominique Bluteau

Identification par cribles fonctionnels à haut débit de gènes modificateurs de la maladie de Fanconi

Coordonnateur : Dr Claude Gazin – Institut François Jacob – CEA / CNRS

Le projet a pour objet de trouver des éléments de réponse aux phénotypes très variés de l’Anémie de Fanconi. L’âge de survenue de l’aplasie médullaire et de la leucémie varie considérablement, indépendamment du gène impliqué. L’exposition environnementale peut avoir un rôle dans la sévérité de la maladie mais il est très probable que d’autres gènes dont l’expression est variable d’un individu à l’autre ont un impact important. Identifier les gènes qui ont un impact majeur pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour retarder le plus longtemps possible l’aplasie médullaire et la survenue des leucémies et d’autres types de cancer. Ce projet propose d’identifier les gènes impliqués dans la modulation de la maladie et d’examiner les possibilités d’intervention pharmacologique pour améliorer la prise en charge des patients.

Photo projet crible fonctionnels

Soutien au projet « MicroFanc 2 » sur les microcéphalies

Coordonnatrice : Dr Sandrine Passemard – Hôpital Robert Debré – UMR1141, INSERM

Ce second projet de recherche clinique, qui devrait débuter en 2019 avec la même cohorte que MicroFanc 1, souhaite approfondir les premiers résultats observés avec MicroFanc1.

La 1ère étude visait à établir si la microcéphalie (petit volume de la tête) liée à la maladie de Fanconi avait un impact sur les fonctions cognitives de l’enfant.
Les résultats préliminaires sont très encourageants (résultats définitifs attendus en 2019) et ne montrent aucun retard cognitif, bien au contraire.
De plus, les retours des familles qui ont participé à cette étude MicroFanc1 sont extrêmement favorables  :
« Cela nous a permis d’entendre du positif !!! Nous avons découvert plein de choses sur le comportement de notre fils, sur ses forces et faiblesses…permis d’avoir une meilleure prise en charge au niveau de l’école… « 

MicroFanc 2 souhaite notamment confirmer les données neuropsychologiques préliminaires et proposer une rééducation ciblée débouchant sur des recommandations nationales. Il approfondira l’étude des anomalies musculo-squelettiques ou tendineuses du membre supérieur des enfants concernés et appréciera leur retentissement sur le plan fonctionnel. Enfin il cherchera à déterminer si ces anomalies du bras peuvent influencer la représentation somatosensorielle de cette partie du corps au niveau du cortex cérébral (la main des patients Fanconi serait-elle moins représentée dans le cerveau ?).

Pour plus d’information, nous contacter

 

PHoto projet Microfanc